À quoi sert le module « Creativity, Activity, Service » (CAS) dans le Baccalauréat International (IB) ?
Lorsqu’une famille découvre le Baccalauréat International (IB), trois lettres suscitent souvent des questions : CAS, pour Creativity, Activity, Service.
Le CAS est l’un des trois éléments obligatoires du tronc commun du Programme du diplôme de l’IB, avec la théorie de la connaissance, ou TOK, et le mémoire, l’Extended Essay. Il accompagne l’élève pendant les deux années du programme et l’invite à s’investir dans des expériences menées en dehors des cours traditionnels.
L’objectif est clair : l’IB ne cherche pas seulement à former de bons élèves, mais aussi des jeunes capables de prendre des initiatives, de coopérer, de persévérer et de réfléchir aux conséquences de leurs actions.
Creativity, Activity, Service : trois façons de progresser
Creativity regroupe les activités faisant appel à l’imagination, à l’expression ou à la conception d’un projet : photographie, théâtre, musique, création d’un podcast, organisation d’une exposition ou conception d’un site internet par exemple…
Activity désigne une activité physique contribuant à un mode de vie équilibré : sport collectif, course à pied, danse, randonnée ou préparation d’un défi sportif.
Service correspond à un engagement volontaire et non rémunéré au bénéfice d’autres personnes ou d’une communauté. Il peut s’agir d’accompagnement scolaire, d’une action environnementale, d’un projet associatif ou d’une collecte solidaire.
Une même expérience peut réunir plusieurs dimensions. Organiser une journée sportive au profit d’une association peut ainsi associer créativité, activité et service.
Bien plus qu’une activité extrascolaire
Le CAS est parfois mal compris. Il ne suffit pas de multiplier les activités ou de comptabiliser des heures de bénévolat.
Une expérience CAS doit permettre à l’élève de se fixer un objectif, de relever un défi, de prendre des responsabilités et d’analyser ce qu’il a appris. Le jeune participe également à un projet plus structuré, qui met notamment en valeur son initiative, sa persévérance et sa capacité à travailler avec les autres.
Un élève qui pratique déjà le tennis ne valide donc pas automatiquement une expérience pertinente en poursuivant simplement ses entraînements. Il peut, en revanche, se fixer un nouvel objectif, encadrer des débutants, préparer une compétition ou réfléchir à sa manière de gérer l’effort et l’échec.
Dans le CAS, ce n’est pas seulement ce que l’élève fait qui compte, mais ce qu’il apprend en le faisant.
Un complément essentiel aux enseignements académiques
Le CAS n’est pas évalué par une note traditionnelle et n’apporte pas de points supplémentaires au diplôme. Il doit néanmoins être accompli, documenté et accompagné d’une réflexion démontrant plusieurs résultats d’apprentissage.
Cette absence de note ne signifie donc pas qu’il est secondaire. Le CAS constitue au contraire un complément essentiel à l’intensité académique du programme.
Pendant que les matières apprennent à analyser, argumenter et maîtriser des connaissances, le CAS apprend à agir : concevoir un projet, coopérer, tenir un engagement, s’adapter à un imprévu et mesurer l’impact d’une initiative. C’est une composante clé du baccalauréat international (IB).
Un atout pour préparer l’université
Le CAS ne garantit pas une admission dans une université et ne remplace jamais les résultats académiques. Il aide toutefois un candidat à montrer ce que ses notes ne révèlent pas toujours : sa curiosité, son autonomie, son engagement ou sa capacité à mener un projet jusqu’à son terme.
Une expérience bien choisie peut fournir des exemples concrets à utiliser dans un dossier de candidature, une lettre de motivation ou un entretien. Elle permet au jeune de ne pas seulement affirmer qu’il est persévérant ou responsable, mais de raconter une situation dans laquelle il a réellement démontré ces qualités.
Les compétences développées dans le cadre du CAS — initiative, communication, collaboration, organisation et résolution de problèmes — sont précisément celles que valorisent de nombreux établissements d’enseignement supérieur.
Donner une cohérence au parcours de l’élève
Le meilleur projet CAS n’est pas nécessairement le plus spectaculaire. C’est celui qui correspond à la personnalité du jeune, lui impose un véritable défi et lui permet de progresser.
Certains élèves ont beaucoup d’idées, mais peinent à les structurer. D’autres multiplient les activités sans parvenir à expliquer ce qu’elles leur apportent. Un accompagnement pertinent aide alors l’élève à choisir des expériences cohérentes, à transformer une idée en projet réaliste et à mettre en valeur les compétences acquises.
Bien préparé, le CAS cesse d’être une obligation scolaire. Il devient l’une des dimensions les plus personnelles, les plus concrètes et souvent les plus mémorables du parcours IB.
